KILLIAN est venu agrandir notre famille un 19 janvier 2005.
Dès sa naissance il a apporté une lumière, une douceur, un bonheur indescriptibles. Tellement agréable d'ailleurs...qu'il a eu une petite soeur!
Tout petit déjà, KILLIAN avait un amour certain pour les plaisirs simples...notamment la bonne cuisine. Il adorait manger, surtout les os de gigot et les côtes de boeuf...une passion gourmande qui semblait déjà tracer le chemin de sa vie.
En grandissant, nous avons vite compris que le sport, ce n'était pas vraiment son domaine de prédilection. Le football comme papa? Pas vraiment son truc? Lui, il préférait cueillir des fleurs, avec douceur, sensibilité, et un regard sur le monde qui lui était propre.
Il a pourtant essayé plusieurs sports, toujours avec bonne volonté, jusqu'au collège où il trouva enfin un peu plus de constance dans le basket. Ce sport lui a permis de gagner en confiance et en camaraderie.
Puis vint le lycée, une période où KILLIAN a mûri, où il s'est forgé de belles amitiés, notamment avec Vivi et Matéo. Mais surtout, c'est au lycée qu'il a commencé à marcher dans les pas de son père...en découvrant sa passion pour la cuisine, et aussi pour la moto.
Sa maman se souvient encore des défis entre père et fils :"on est montés à 180 avec papa...je t'ai battu!".
Aujourd'hui KILLIAN avait pris son envol, il construisait sa vie avec talent et détermination...Il était devenu chef de cuisine, un titre qui ne lui allait pas seulement bien, mais qui reflétait parfaitement sa passion, son savoir-faire et son goût du partage...
Mais au-delà de son talent, de sa tendresse et de son humour discret, KILLIAN avait aussi ce petit grain de folie, cette touche bien à lui qui faisait sourire ceux qui le connaissaient…Et il y en a une qu’on n’oubliera jamais, dès qu’on évoquait Georges Mickaël, KILLIAN rectifiait aussitôt, avec ce sourire malin « aaaahh…c’est Georges Michel » !
Un clin d’œil plein de tendresse, devenu emblématique. Alors aujourd’hui, pour honorer cette étincelle unique, cette joie discrète qu’il savait offrir, la famille a voulu lui rendre hommage avec cette chanson…celle de Georges Mickaël, évidemment.
KILLIAN a toujours été entouré d’amour…et parmi ceux qui ont compté, il y a Cathy. Plus qu’une amie, une tatie de cœur, une présence essentielle…
Le jour de sa naissance, touchée par ce petit être déjà si lumineux, elle lui avait écrit quelques mots :
« Killian, durant ces neuf longs mois
Ils auront imaginé chaque trait de ton visage
Lorsque ton cri de délivrance
L’a soulagé de ses souffrances
Indescriptibles furent leurs joies
Aussitôt, tu es devenu leur horizon sans nuage,
Nul ne peut en douter.
Tu es ce petit garçon
Au regard polisson
Qu’ils embrassent tour à tour,
Avec tant d’amour.
Lorsque ton sourire devient chagrin
Aux creux de leurs bras, tu te blottis
A la recherche de cet immense câlin
Qui estompe si bien ces gouttes de pluie.
Ils te façonnent un avenir
Peuplé de souvenirs
Où la tendresse est de circonstance,
La tristesse n’est que transparence.
Vos vies riment avec bonheur,
Puisqu’à l’unisson, battent vos cœurs
Car désormais, aujourd’hui plus qu’hier
Leur amour ne connaît pas de frontière.
A la tombée de la nuit,
Lorsque le marchand de sable sera passé
Sous leurs yeux émerveillés
Petit Killian, tu te seras endormi.
Alors 20 plus tard, comment raconter à tous ceux qui t’aimaient
Le pourquoi de ce grand jamais,
Ce jamais plus ensemble, qui comme un couteau
Serre nos gorges dans un étau…
Sur le grand échiquier de la vie, le destin a déplacé son fou
Echec et mat, contre nous !
Pour les regrets, il est trop tard
Tu as largué les amarres
Pour cet ultime voyage sans billet retour
Emportant dans ta valise
Tout ce qui te caractérise
Amour, Amitié, Passion et Humour.
A nous désormais, de perpétuer ton souvenir
Killian, éternellement gravé dans nos cœurs. »
Parmi toutes les personnes qui ont eu la chance de partager la vie de KILLIAN, il y en a une qui occupait une place toute particulière. Une place faite de complicité, de taquineries, de secrets échangés et de tendresse…sa petite sœur Abigaël…
Entre eux, c’était un lien unique, tissé depuis l’enfance, renforcé au fil des années. Il n’y avait pas besoin de grands discours, juste des regards et beaucoup d’amour.
Aujourd’hui Abigaël va rendre hommage à son frère…, avec ses mots à elle, avec sa sensibilité, sa voix et surtout son cœur :
« Tu n’étais pas juste mon frère. Tu étais mon repère, mon meilleur ami, mon double, mon p’tit bébé.
Toi et moi on était très proches. On se comprenait sans avoir besoin de parler.
On avait nos délires, nos disputes, nos secrets. C’était nous, tout simplement.
Je pense à tous nos souvenirs, nos rires, nos embrouilles, nos moments rien qu’à nous. Je les garde comme des trésors.
Des morceaux de toi que personne ne pourra m’enlever. Je suis tellement fière de toi, fière de tout ce que tu as accompli à seulement 20 ans, tu es mon exemple…Ce n’est pas comme ça que j’imaginais la suite…Je pensais qu’on aurait encore des années devant nous. Je nous voyais, toi et moi, dans dix ans, avec nos enfants qui jouaient ensemble. Je nous voyais autour d’une table, à pique-niquer en famille, et nous deux en train de nous disputer pour des conneries, comme toujours, puis de rire après.
Je pensais qu’on allait traverser la vie ensemble. Se soutenir dans les galères, s’appeler quand cela n’allait pas.
Je comptais sur toi pour être là à mes côtés dans les moments difficiles, et moi, j’étais prête à faire pareil pour toi. Je me demande souvent ce que tu ferais si tu étais encore là.
Même si je ne te vois plus, je sens parfois ta présence, comme une main sur mon épaule, comme une chaleur qui m’accompagne.
Tu avais cette lumière en toi, cette force, cette façon d’être qu’on n’oublie pas. Sur ta moto, tu étais libre, vivant, entier.
Tu es parti trop tôt, mais tu as laissé une trace qui ne s’effacera jamais. Tu vis encore en moi. Dans mes pensées, dans mes gestes, dans mes silences.
Je continuerai d’avancer, avec toi dans mon cœur, parce que l’amour ne meurt pas. Il change juste de forme.
Ce n’est pas un adieu, c’est un JE T’AIME pour toujours.
Repose en paix, mon frère, je t’emporterai avec moi chaque jour ».
Cet hommage touche doucement à sa fin …
Depuis le début de cette cérémonie, nous avons retracé la vie de KILLIAN, à travers les souvenirs, les sourires, les clins d’œil du cœur. Nous avons aussi évoqué son amour pour les choses simples, sa gourmandise, sa sensibilité, sa discrète originalité, et sa lumière.
Des mots d’amour ont été prononcés par ceux qui l’ont tant aimé…
Par CATHY, qui l’a accompagné dès les premiers instants…
Par ABIGAËL, sa sœur, son double, son repère…
Des mots remplis d’émotion, de douceur et de vérité.
Mais il reste une dernière voix à entendre…Celle de GEOFFREY, son papa. Il vient maintenant lui adresser ses mots, portés par tout ce qu’un père peut ressentir : la fierté, la douleur…et une tendresse infinie…
« Être père, c’est sans doute la plus belle aventure de la vie…et parfois aussi la plus difficile, comme aujourd’hui.
C’est un rôle complexe, exigeant, car on veut toujours offrir le meilleur à son enfant, tout en espérant le meilleur de lui. Et dans cet amour immense peuvent naître des désaccords, des inquiétudes, des doutes. Maus au fond, tout cela n’est que l’expression d’un amour inconditionnel.
Aujourd’hui, nous sommes tous réunis pour rendre hommage à mon Kiki.
Et pour cela, je vous demande de continuer à prier pour lui, de sourire en pensant à lui, de parler de lui sans retenue, de dire son prénom, son surnom, que ce soit à la maison ou ailleurs…
Surtout, souvenons-nous ensemble de tous ces instants de joie, de rire et d’amour partagés à ses côtés.
La connexion entre un père et un fils ne se brise jamais.
Je ne peux plus te voir, c’est vrai, mais tu es chaque jour dans mes pensées, à chaque instant dans mon cœur.
Attends-moi, mon fils. Je ne suis pas loin.
Il me reste encore un bout de chemin à parcourir ici, mais un jour, je te retrouverai.
JE T’AIME, MON FILS. POUR TOUJOURS ».
La cérémonie en l’hommage à KILLIAN touche à sa fin…
Aujourd’hui, ce que vous avez partagé ici, ce ne sont pas seulement des adieux…
Ce sont des élans d’amour, des chants de gratitude et des échos d’éternité.
Car KILLIAN ne s’éteindra jamais dans vos cœurs.
Il vivra encore dans un regard échangé à sa pensée,
Dans une musique qui fera naître un sourire,
Dans une recette préparée en se souvenant de ses conseils,
Dans une blague, ou même dans un silence…
Mesdames, Messieurs, très chère famille, la cérémonie est à présent terminée ; la famille tient à vous remercier en vous adressant un immense merci.
Merci pour votre présence, votre chaleur, vos silences pleins de respect.
Merci pour toutes les marques d’affection, pour votre soutien, pour l’amour offert.
KILLIAN a profondément aimé. Et aujourd’hui, il est honoré comme il le mérite : avec des mots justes, des cœurs ouverts, une sincérité qui traverse le temps.
Et parce que KILLIAN aimait tant les moments partagés, la famille vous invite après l’inhumation à revenir à la salle et à prolonger cet instant autour du verre de l’amitié.
Un moment simple, chaleureux, pour continuer à faire vivre son souvenir, ensemble.
MERCI.